> > Zone euro : la BCE et la Banque de France pour un élargissement du FESF

Zone euro : la BCE et la Banque de France pour un élargissement du FESF

Mercredi dernier, le président de la BCE s'est dit favorable à ce que le fonds d'aide européen puisse racheter sur les marchés la dette souveraine des États en difficulté. Pour le gouverneur de la Banque de France, cette possibilité pourrait s'avérer "intéressante".

Plus de flexibilité pour le FESF

Le Fonds européen européen de stabilité financière (FESF) pourrait bien se voir doter de nouvelles attributions. C'est du moins le souhait de jean-Claude Trichet , le président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dernier souhaite en effet que le FESF puisse racheter la dette de souveraine des États, en "accordant aux pays des prêts à court terme en échange du rachat d'obligations à plus long terme". Jusqu'alors, c'est la BCE qui réalisait ce type d'opération. Pour Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France, "cela pourrait être utile dans certaines circonstances, ne serait-ce que pour faciliter l'accès au marché ".

Un "déchargement" de la BCE

Pour le président de la BCE et le président de la Banque de France, qui est par ailleurs membre du conseil des gouverneurs de la BCE, cette "ré-attribution" pour ce type d'opération, au FESF, permettrait à la BCE de se consacrer intégralement à sa mission de maintien de la stabilité des prix. Les deux présidents se montrent, par ailleurs, confiants quant à la résolution de la crise.

Vers un élargissement du FESF ?

Jean-Claude Trichet à renouvelé une nouvelle fois son appel à un élargissement du FESF. Cet apport supplémentaire, contesté par de nombreux pays, est également prôné dans une moindre mesure par M Noyer, ce dernier jugeant qu'il est "approprié d'y réfléchir", bien qu'il n'y ait pas de "besoin immédiat". II s'agirait donc plus d'une mesure de sécurité, de prévention.

Une Europe plus confiante

Ces derniers temps la crainte d'une propagation a nettement diminué du fait des bonnes réactions du Portugal et de l'Espagne. L'annonce de la mise en place d'un "plan anti-crise" et la perspective d'un relèvement des taux d'intérêt à la fin de l'année tendent également à rassurer les économistes. Bien que jugeant les taux d'intérêt actuels "appropriés", le président de la BCE se dit prêt à relever ces taux, si besoin est, afin de contenir l'inflation.

Article publié le jeudi 27 janvier 2011 à 15:01 - © Credixis 2022

Articles liés

BCE : vers une hausse des taux en 2012 ?

Alors que jeudi Jean-Claude Trichet annonçait ne pas modifier les taux directeurs de la BCE, un des membres du directoire à déclaré ne pas pouvoir "laisser l'inflation hors de contrôle". La BCE pourrait ainsi augmenter ses taux si l'inflation ne ralentit pas d'ici la fin 2011. Lire l'article

Les taux directeurs de la BCE inchangés

Jean Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne (BCE), a annoncé dernièrement que les taux pratiqués actuellement pouvaient être considérés comme "appropriés". En prévoyant ainsi une stabilisation de l'inflation, la BCE se veut rassurante. Lire l'article

En Zone euro, le crédit se durcit, mais la BCE table sur une prochaine embellie

Fin octobre, les banques européennes ont de nouveau décidé de durcir leurs conditions de crédit dans la zone euro pour le troisième trimestre. Lire l'article