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Prix de l'immobilier : une envolée toute relative

S'il existe bel et bien une recrudescence des tarifs en matière d'habitation, celle-ci est à modérer selon les zones géographiques. C'est à Paris et à Lyon que l'on trouve les logements les plus chers.

La dernière note de conjoncture de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) a quelque peu minimisé l'importance de la hausse des prix dans le domaine concerné. Bien présente dans les grandes villes, elle l'est en revanche beaucoup moins sur le reste du territoire.

Concernant par exemple le marché de l'immobilier ancien, les montants n'auraient augmenté que de 0,6 % entre le troisième trimestre de 2009 et celui de 2010. Si l'on compare ensuite les chiffres du deuxième trimestre et les statistiques de ces trois derniers mois, le prix moyen des appartements anciens a progressé de 2,5 %.

Mettre les futurs acheteurs en confiance

Pas de quoi refroidir les ardeurs des candidats à l'achat donc, et quand bien même ils seraient sceptiques, la FNAIM compte bien les persuader pour de bon en partant d'un constat imparable. En effet, si la baisse des prix immobiliers n'est perceptible que sur un quart (ou presque) du pays, l'heure est à la stagnation partout ailleurs.

Au cas où cela ne suffirait pas, René Pallincourt, président de la FNAIM, a un autre atout dans sa manche. Il se veut ainsi rassurant en précisant que dans l'Hexagone, "il n'y a pas de forte augmentation des prix sauf à Paris et à Lyon". De quoi relancer l'idée d'un exode urbain, comme il en a pu être observé au début de ce XXIe siècle ?

Des transactions au summum

Quoi qu'il en soit, la Ville Lumière et l'ancienne capitale des Gaules mènent le classement des plus remarquables flambées de prix immobiliers, avec respectivement + 4,5 % et + 2,4 % sur les douze derniers mois. En moyenne, le mètre carré se négocie à 6 380 euros à Paris et à 2 995 € à Lyon.

En matière de prévisions, la Fédération nationale des agents immobiliers table sur un nombre de transactions évalué à près de 700 000 pour cette année 2010. À la fin du premier semestre, la FNAIM observait effectivement une belle reprise d'activité avec une hausse de 18 % du volume des transactions au cours des douze mois précédents.

Article publié le dimanche 10 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2021

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