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Le point sur la réforme de l'assurance prêt immobilier

Plus d'un mois après l'entrée en vigueur de la loi Lagarde, les avis sont partagés. Si les emprunteurs se disent satisfaits de sa mise en application, les banques font au contraire la moue.

Assurland.com, le comparateur de tarifs et de garanties d'assurance sur le Web, a interrogé près de 2 000 internautes souhaitant prochainement s'approprier un bien immobilier. Le sondage fut constitué de questions/réponses à propos de la loi Lagarde sur l'assurance emprunteur, promulguée le 1er septembre dernier.

L'idée était d'établir un premier bilan sur cette fameuse législation instaurée par la ministre de l'Économie, très attendue par les particuliers. Ceux-ci ne seraient d'ailleurs pas déçus par les avantages offerts par la réforme. Ainsi, près de 82 % des personnes consultées déclarent souhaiter exploiter ces prérogatives.

La loi permettrait de réaliser de jolies économies

Un tiers du groupe d'individus (33 %) voit pour sa part dans la souscription d'une assurance emprunteur individuelle, une véritable possibilité d'épargne. D'après eux, contracter une assurance de prêt immobilier ailleurs que dans leur établissement prêteur, pourrait carrément en diminuer son coût de 50 %.

Actuellement, les taux de crédit immobilier se situent en moyenne entre 3,35 et 4 %, selon la durée de l'emprunt. Pour Assurland, les frais liés à l'assurance équivalent à peu près à 0,5 % desdits taux, soit environ 15 % du montant total du prêt. Si la loi Lagarde permet effectivement une diminution du coût de l'assurance, alors le budget des particuliers n'en sera que plus renfloué.

Des banques qui ne jouent pas le jeu

Stanislas Di Vittorio, le fondateur d'Assurland, analyse la paradoxe du sondage. "Il révèle que si les consommateurs accueillent la nouvelle loi avec enthousiasme et que les économies potentielles sont bien au rendez-vous", il n'en est pas de même pour les banques, peu enclines à "appliquer la loi à un produit qui est pour (elles) une véritable manne."

Pour conclure, les banques ne seraient que 2 % à proposer à leurs futurs clients une notice d'information au sujet de la délégation d'assurance (fait d'en contracter une auprès d'un autre professionnel), quand bien même elles ont en ont l'obligation depuis l'été 2009...

Article publié le lundi 11 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2022

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