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Le Crédit Agricole, banque la moins chère d'Auvergne

L'association UFC - Que Choisir a publié son palmarès des établissements bancaires les moins coûteux de la région. Un constat s'impose : plus les clients sont dans le rouge, plus ils sont pénalisés.

Le Crédit Agricole Centre France, la Caisse d'Épargne d'Auvergne et du Limousin et la Banque Postale sont dans cet ordre les moins onéreuses des 11 enseignes testées. Cela diffère légèrement d'il y a six ans, année de l'enquête précédente, puisque la Caisse d'Épargne gagne une place au détriment de la Banque Postale.

Sur les trois produits stratégiques (carte bancaire classique, commission d'intervention en cas d'incident et retrait au distributeur), la hausse des frais est qualifiée d'"injustifiée" par les auteurs de l'investigation : + 75,4 % notamment pour les clients en difficulté à la Banque Populaire !

Un moyen de se servir en toute impunité

Afin d'évaluer ces banques régionales, l'Union fédérale des consommateurs a calculé la moyenne des dépenses pour les opérations ou abonnements les plus fréquents. L'écart entre la banque la moins chère (Crédit Agricole) et la plus chère (Crédit du Nord) est énorme : 171 euros d'un côté, 280 € de l'autre. Rien que ça...

Les banques gagnent "65 % de leurs revenus avec les particuliers, soit l'essentiel de leurs profits", relève Gérard Hatab, président de l'UFC - Que Choisir locale. Selon lui, "quel que soit leur classement, toutes restent nos très chères banques ! 32 % ne mettent pas les tarifs à disposition dans les agences, alors que c'est la loi".

Bien compliqué d'aller voir ailleurs...

Cette nébulosité en terme de tarification "peut contribuer à l'aggravation de la situation des clients à la peine. Le banquier est le seul commerçant qui n'a pas à avertir le client des frais qu'il va lui prélever, ce qui est anormal." Et l'UFC de citer en exemple le cas édifiant d'un homme prélevé à hauteur de 990 euros, alors que son salaire n'atteint que 900 €...!

En dernier recours, l'idée serait alors de changer d'établissement. Mais en dépit de l'engagement pris en novembre 2009 (aide à la mobilité bancaire en simplifiant la procédure), partir chez la concurrence relève toujours du parcours du combattant. Ainsi, 62 % des conseillers n'en parlent pas automatiquement quand on les sollicite.

Article publié le jeudi 28 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2022

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