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ISF : la Fnaim contre des taxes supplémentaires sur l'immobilier

Tandis que le gouvernement table sur de nouveaux moyens pour compenser la modification de l'ISF, la fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a dénoncé aujourd'hui les possibles projets de taxes supplémentaires sur l'immobilier.

À l'occasion du 34ème congrès de la Fnaim, son président René Palincourt a dénoncé la volonté du gouvernement de "taxer plus lourdement la détention et le patrimoine immobilier des français". Selon Benoist Apparu, secrétaire d'État au logement, le gouvernement n'a, à l'heure actuelle, "pas encore d'idée préconçue".

Un constat négatif

En revenant sur les différentes évolutions du secteur immobilier, le congrès s'est montré plutôt négatif. Principal constat, la hausse des prix qui ont "augmenté beaucoup plus rapidement que les revenus des ménages". Ainsi, Benoist Apparu n'a pu que constater l'inefficacité des mesures apportées par le gouvernement. Les effets des "nouveaux produits" (Pass Foncier, crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt) se sont ainsi "révélés décevants".

Un nouveau prêt à taux zéro (PTZ) au secours de l'immobilier ?

Évitant les questions relatives à la modification de l'impôt sur la fortune (ISF), le secrétaire d'État a préféré se prononcer sur la mise en place, en 2011, d'un nouveau prêt à taux zéro baptisé PTZ + (en remplacement du PTZ actuel, du Pass foncier, et du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt). Ce nouveau prêt, destiné aux primo-accédants aurait pour objectif de "resolvabiliser les ménages". Un bilan est prévu en juillet 2011 pour mesurer la répercussion éventuelle du PTZ sur le niveau des prix des logements.

Quel avenir pour le marché de l'immobilier ?

Pour le président de la Fnaim, l'action à venir du gouvernement s'avère très dangereuse pour le marché. En refusant les préconisations de la fédération, et en ajoutant des taxes supplémentaires, le gouvernement pourrait ainsi mettre "en péril la légère reprise enregistrée cette année" ce qui conduirait "à détruire encore des emplois". Selon René Palincourt, "le marché de l'ancien est encore fragile".

Souhaitant créer "une nouvelle disposition fiscale pour les investisseurs achetant des logements dans l'ancien pour les louer, à l'instar du neuf", la fnaim s'est vue opposer un refus catégorique de la part du secrétaire d'État, jugeant que de nouvelles dispositions fiscales n'étaient pas "raisonnables".

L'avenir du marché immobilier reste ainsi des plus incertains. Reste à savoir si les États généraux des professions immobilières, organisés en mars prochain par la Fnaim, l'Union nationale des syndicats de l'immobilier (Unis) et le Syndicat national des professions immobilières (SNPI), apporteront des réponses aux grand public.

L'avenir du marché immobilier reste ainsi des plus incertains. Reste à savoir si les États généraux des professions immobilières, organisés en mars prochain par la Fnaim, l'Union nationale des syndicats de l'immobilier (Unis) et le Syndicat national des professions immobilières (SNPI), apporteront des réponses aux grand public.

Article publié le jeudi 09 décembre 2010 à 10:12 - © Credixis 2020

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