> > Faut-il être pour ou contre le PTZ Plus ?

Faut-il être pour ou contre le PTZ Plus ?

Censé avantager les ménages aux revenus les plus modestes, le Prêt à taux zéro Plus, officiellement lancé par Nicolas Sarkozy le 14 septembre, est loin de faire l'unanimité.

D'abord, qu'est-ce que le PTZ Plus ? Initiée par le Secrétaire d'État au Logement et à l'Urbanisme Benoist Apparu, cette proposition est à la fois un "mix" entre ce qu'elle va remplacer début 2011 (PTZ classique, prêt Pass Foncier et déduction d'impôt des intérêts du crédit immobilier) et une mesure visant à favoriser les ménages modestes.

Il convient d'y ajouter le développement des zones dites "tendues" (endroits où la demande de logement est plus dense que l'offre disponible), et la promotion des biens immobiliers plus respectueux de l'environnement (logements BBC, ou Bâtiments basse consommation). Voilà pour la théorie.

Du discours à la mise en place...

En pratique, cela risque de se corser si l'on écoute les avis des professionnels du crédit comme ceux de l'immobilier. Le bénéfice engendré par le PTZ Plus pourrait, selon les cas, être restreint par rapport à ceux additionnés des ex-dispositifs. Les futurs emprunteurs sont donc d'ores et déjà conviés à utiliser le simulateur de PTZ Plus.

Ensuite, le prêt à venir serait "générateur de nouveaux déséquilibres et d'injustice". Autrement dit, il léserait une nouvelle fois les ménages les plus modestes. Pour leur emplette immobilière, ces ménages se tournent en effet vers le marché de l'ancien. S'il est moins performant d'un point de vue écologique que le neuf, il s'avère en revanche plus économique.

...il y aurait un sacré fossé

Mais en promouvant le neuf et les logements BBC, le PTZ Plus pourrait bien être inutile à ces foyers français. "L'augmentation du PTZ ne devrait entraîner qu'une marginale amélioration de la capacité réelle d'achat des classes moyennes et modestes", nous dit-on.

Pour résumer, le PTZ Plus serait objet de déficit pour certains (voire beaucoup) et non adapté aux réalités économiques. Comparer et simuler les éventuels bénéfices que l'on pourrait retirer du PTZ Plus apparaît dès lors comme la seule et unique façon de se constituer une opinion tangible.

Article publié le vendredi 01 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2022

Articles liés

Les banques ajoutent de nouveaux taux fixes de crédit

À en croire les informations de la société de courtage Cafpi (spécialisée dans l'immobilier), les taux fixes à moins de 3,50 % sur 20 ans figurent désormais dans les grilles tarifaires des banques. Lire l'article

Immobilier : dur, dur d'être primo-accédant...

Déjà à la traîne au niveau européen (seulement 57 % des ménages sont propriétaires), la France ne risque pas d'améliorer sa situation si l'on se réfère à l'étude réalisée par l'observatoire Cetelem de l'immobilier. Lire l'article

Marché de l'immobilier : le moment d'acheter ?

Selon une étude récente du courtier en ligne empruntis.com, les taux fixes actuels n'ont jamais été aussi proches du record de 2005. Lire l'article