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De nouvelles craintes s'abattent sur les banques européennes

À en croire la Banque centrale européenne (BCE), le secteur bancaire du Vieux Continent demeure fragile. Principales sources d'inquiétude : les dettes souveraines et la réglementation de Bâle III.

Le semaine qui vient de s'écouler ne restera pas dans les annales de la Bourse de Paris. Du moins, pas pour des raisons positives. Les banques étaient en effet de nouveau à la peine sur les marchés.

Mercredi et jeudi, on signait les plus fortes baisses du CAC 40. En conséquence, le Crédit Agricole et la Société Générale reculaient chacune de 3 % (respectivement à 11,51 euros et 41,93 euros). L'établissement présidé par Frédéric Oudéa a même été l'objet ces derniers jours de rumeurs portant sur une augmentation de capital.

Bâle III sème le trouble

Plusieurs milliards d'euros devraient ainsi être impérativement injectés pour respecter les nouveaux seuils de solvabilité exigés par les Accords de Bâle III. Une conjecture plus ou moins éludée par le PDG de la banque lors d'une réunion à Londres, ce dernier ayant déclaré que les bénéfices de la Société Générale allaient s'avérer suffisants pour rester dans la norme.

Autres banques victimes d'un essoufflement cette semaine : BNP Paribas (-1,6 % à 52,54 euros) et Natixis (-1,7 % à 4,22 euros). La première nommée, à l'instar de la Société Générale et de Barclays, a aussi réfuté l'idée selon laquelle elle allait faire appel au marché dans l'optique de la mise en place des normes bâloises.

Une conjoncture alarmante

Dans ce contexte déjà pesant, les dettes souveraines en zone euro venaient amplifier la crise d'angoisse du secteur bancaire continental. On attendait avec nervosité le verdict sur le sauvetage de Anglo Irish, se révélant plus cher que prévu (25 milliards d'euros). Sans compter la dégradation de la note de l'Espagne par Moody's.

Pas étonnant dès lors que la BCE estimait, dans son rapport publié mercredi, que les banques encouraient encore un certain nombre de risques. D'autre part, elle ajoutait que certains organismes restaient dépendants des financements de la banque centrale. D'où une instabilité généralisée du secteur bancaire...

Article publié le dimanche 03 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2021

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