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Zone euro : une semaine de réunion contre la crise

La semaine s'annonce chargée pour les ministres des finances et les dirigeants européens. Ces derniers, réunis vendredi à Bruxelles ont d'ores et déjà adopté plusieurs modifications quant à la politique monétaire européenne. D'autres réunions sont prévues aujourd'hui et demain.

Des modifications de fonds

Réunis vendredi à Bruxelles,les 17 dirigeants des États européens ont réussi à se mettre d'accord sur plusieurs points à réformer ou politiques a adopter au niveau budgétaire international.

Le FESF sera réformé

Parmi les "grands changements annoncés", le Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera renforcé et devrait rassembler 440 milliards d'euros  disponibles, contre 250 milliards d'euros actuellement. Conformément aux souhaits émis récemment par la Banque de France et la Banque central européenne (BCE), le Fonds pourra également racheter les obligation d'États ou dettes souveraines. Cette opération sera toutefois "exceptionnelle". En 2013, le Fonds sera réformé pour devenir un outil permanent, le mécanisme européen de stabilité (MES). Ce mécanisme sera doté de 500 milliards d'euros.

Un "pacte pour l'euro" pour une économie commune

Afin que tous les pays répondent au mêmes règles d'économies nationales, "un pacte pour l'euro" a été adopté. Ce pacte reprend les différentes règles à respecter, comme la modération salariale dans le secteur public, ainsi qu'une politique de réduction des déficits publics systématiques. Ainsi, les différentes mesures prisent à l'échelle nationale se feront sous la surveillance de la Commission européenne (CE) et du Conseil européen.

Les aides  aux pays en difficultés, réévaluées.

Le sommet de ce week-end a également été l'occasion pour le s dirigeants de la zone euro de réexaminer les aides versées jusqu'à présent. Ainsi, le taux d'intérêt des prêts accordés à la Grèce ont été diminués à 4,2 % contre 5,2 % auparavant. De plus, les délais de remboursements ont été allongés de quatre ans et demi. Les grecques ont désormais sept ans et demi pour rembourser leur dettes.

Les chefs d'États ont été, en revanche, bien moins magnanime avec l'Irlande. Devant le refus de Dublin de relever ses taux d'impositions, beaucoup plus bas que dans les autres pays et donc beaucoup plus attractifs pour les entreprises et investisseurs, les dirigeants européens se sont prononcés pour un maintien des taux d'intérêts des prêts alloués à 5,8%.

Une semaine de négociations

Dès aujourd'hui se sont les ministres des finances des 17 pays de la zone euro qui prennent le relais, rejoints par l'ensemble des ministres des finances de l'union européenne (UE) dans l'après midi, ainsi que mardi. Ces réunions auront pour but d'approfondir les dispositifs alors proposés voire en élaborer de nouveaux. Toutes les mesures ainsi sorties seront soumises à l'approbation des 27 états de l'UE, les 24 et 25 mars prochains.

Article publié le lundi 14 mars 2011 à 15:03 - © Credixis 2017

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