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Zone Euro: le fonds d'aide européen sera doté de 500 milliards d'euros

Alors que les marchés financiers s'inquiètent de la faible réactivité et de la mésentente des états européens face à la crise, la capacité de prêt du nouveau fonds d'aide a été adoptée à 500 milliards d'euros. Cette décision s'accorde avec la BCE.

Un marché peu rassuré

Alors que la situation économique européenne était apaisée depuis la mi décembre 2010 avec la fin de la crise irlandaise, les activités récentes des pays en difficultés  ont ravi"s certaines craintes. Les taux obligataires sur dix ans ayant fortement augmenté ces derniers jours au Portugal, en Espagne ou encore en Irlande.

Les pays européens responsables

Pour l'actuel président de la banque central européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ce n'est pas l'euro qui est responsable mais bel et bien l'attitude des pays européens ces derniers années. Selon lui,  les actions de l'Italie, de l'Allemagne et de la France n'avaient pour but en 2005, que "d'affaiblir considérablement le pacte de stabilité et de croissance, en dénonçant son soi-disant excès d'orthodoxie".

Une réaction attendue

La BCE et la Banque de France souhaitaient dernièrement l'élargissement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). C'est désormais chose faite puisque le nouveau Fonds d'aide qui verra le jour en 2013 devrait être doté de 500 milliards d'euros. Actuellement, le fonds représente 440 millions d'euros dont seulement 250 milliards réellement disponibles.

Une action commune sous conditions

Malgré la coopération affichée des États européens, la situation est loin d'être résolue. En effet, à l'instar de la France estimant cette somme "raisonnable" par la voix de la ministre de l'économie Christine Lagarde, les pays de la zone euro, bien qu'affichant un certain optimiste n'ont pas encore conclus de réel accord. Ainsi, l''Allemagne ne lèverai ces fonds qu'en cas de durcissement des politiques budgétaires européennes, chaque État devant ainsi faire foi de rigueur budgétaire et de réformes structurelle.

Ainsi, si la décision prise ce lundi d'augmenter les moyens du Fonds reste une très bonne nouvelle, elle n'aura de valeurs que quand tous les pays seront d'accord. Pour Jean-Claude Juncker, ancien gouverneur de la banque mondiale, du fonds monétaire international (FMI) et 1er ministre du Luxembourg, "nous demeurons tous prêts à prendre même à très court terme toutes les mesures nécessaires afin d'assurer la stabilité de la zone" pour autant, "il n'y a pas d'accord tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout". Réponse après le prochain sommet de l'Union Européenne en mars prochain.

Article publié le mardi 15 février 2011 à 15:02 - © Credixis 2017

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