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Zone Euro : le capital du MES porté à 700 milliards d'euros

À l'occasion d'une réunion européenne exceptionnelle ce lundi, les ministres des finances de la zone euro se sont mis d'accord quant aux conditions et principes du mécanisme européen permanent de stabilité (MES).

Une organisation internationale comme mécanisme

Les principes adoptés lors de la réunion de l'Eurogroupe, ont abouti sur un accord commun visant dans la création d'une nouvelle entité internationale.  Prévu pour 2013, le MES se verra ainsi doté d'une identité juridique propre.

Pour la ministre française de l'économie, des finances et de l'industrie, Christine Lagarde, "cette institution nouvelle de droit public international apportera, dans le cadre d'une stricte conditionnalité, une assistance financière aux États de la zone euro touchés ou menacés par de sévères difficultés financières et dans le but de sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble".

Un Fonds réévalué

Loin de du dispositif actuel, le fameux Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de son capital de 440 milliards d'euros  (dont 250 réellement actifs), le futur MES disposera lui, d'un capital total de 700 milliards d'euros. Dans les faits, il sera composé de 620 milliers d'euros de capital appelable et 80 milliards d'euros de capital libéré ou émis. Sur ces 80 milliards, la moitié sera mis à disposition dès juillet 2013, le restant sera libéré au cours des 3 années suivantes.

Une participation en fonction de chaque pays

Concernant la contribution de chaque État, elle sera basée, selon les termes de l'accord, sur les  contributions de ces pays au capital de la Banque Centrale Européenne (BCE) ainsi que sur leur richesse relative. D'après Christine Lagarde, pour la France cette contribution  se fera en deux temps et s'élèvera à près de 20% du total du capital libéré soit environ 16 milliards d'euros.

Une situation toujours tendue

Alors que les ministres présents ont définis une nouvelle fois les moyens du futur mécanisme, (des prêts à court ou moyen terme et des interventions exceptionnelles sur les marchés primaires des émissions souveraines) l'économie européenne n'est pas au beau fixe. En effet, un recours au FESF est toujours possible pour l'Irlande et le Portugal.

L'Irlande, refusant de toucher à son impôt sur les sociétés  souhaite une révision des taux d'intérêt de l'aide accordée, voire une nouvelle aide. Pour certains membres cette nouvelle aide ne pourrait être allouée qu'en cas de réformes de la part du gouvernement irlandais.

De son coté le Portugal fais toujours face à des tensions intérieurs. Le gouvernement portugais pourrait en effet démissionner, dès mercredi, en cas de non adoption de ces dernières mesures d'austérité par son parlement, l'opposition majoritaire s'étant prononcé pour un soutien des objectifs de consolidation fiscale présentés à l'Union européenne mais pas des mesures gouvernementales destinées à les atteindre. Une crise politique étant la dernière chose dont ai besoin le Portugal, en ce moment, évitant à tout prix de recourir au FESF.

Article publié le mardi 22 mars 2011 à 14:03 - © Credixis 2017

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