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Zone euro : la BCE devrait poursuivre ses mesures d'urgence

De plus en plus critiqué sur son influence sur les banques nationales, la BCE devrait néanmoins poursuivre sa politique de soutiens des banques et des États, du moins jusqu'à ce qu'un système d'union bancaire soit opérationnel.

Zone euro : la BCE devrait poursuivre ses mesures d'urgence

La situation politique grecque rassure à peine les marchés financiers

Ce dimanche 17 avril 2012, l'obtention par les partis pro-européens d'une majorité aux élections législatives grecques a permis de rassurer légèrement les marchés financiers.

Faisant face à des dettes faramineuses, l'État grec se doit en effet d'appliquer une politique d'austérité budgétaire extrême au vu des engagements pris avec ses créanciers.

Le refus d'une telle politique aurait conduit le pays à sortir de la zone euro, déstabilisant une nouvelle fois les marchés financiers européens.

Face à cette crise et aux vues de ces derniers évènements, l'Union européenne a lancé l'idée de la mise en place d'une « Union bancaire ». Un système qui donnerait plus de pouvoir aux États sur les banques qu'elles soient nationales ou non.

Jusqu'alors, les initiatives vis-à-vis des banques européennes restent principalement prises par la Banque centrale européenne (BCE). Une action pas assez répressive selon certains États comme l'Allemagne, ou trop « au-dessus » des actions nationales pour d'autres.

Les mesures d'urgence de la BCE toujours maintenues

Pour Jörg Asmussen un des membres du directoire de la BCE, l'institution centrale serait, à ce jour, prête à mettre fin « en principe et en pratique » à ces mesures d'urgence d'aide économique, afin de se consacre notamment à sa mission première qui reste le maintien d'une certaine stabilité de l'inflation en Europe.

Un retrait qu'il serait néanmoins et « à la lumière de la montée de la tension sur les marchés financiers [...], prématuré d'engager ».

En d'autres termes, la BCE devrait continuer d'intervenir comme le fait auprès des États jusqu'à la mise en place d'un nouveau système d'aide et d'intervention ; une « union bancaire " prévue pour être opérationnelle en 2013, si elle est validée par le prochain sommet européen fin juin.

« L'émergence d'établissements bancaires réellement pan-européens, à condition qu'ils soient correctement contrôlés, atténuerait les chocs asymétriques au sein des États membres et favoriserait le partage du risque », a commenté à ce sujet Benoît Coeuré, également membre du directoire de la Banque centrale européenne.

Dans la même ligne de conduite le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso estimait en fin de semaine dernière que « retrouver un fonctionnement normal des marchés nécessite de mettre en oeuvre une série de mesures pour restaurer la confiance dans la solvabilité des banques et des gouvernements ainsi que l'adoption de mesures décisives vers une union bancaire ».

Article publié le lundi 18 juin 2012 à 15:06 - © Credixis 2017

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