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S&P menace à nouveau la note souveraine de la Grèce

Ce mardi 7 août, l'agence de notation Standard & Poor's a ajouté un caractère négatif à la note souveraine grecque présageant ainsi d'une nouvelle dégradation de cette note. L'agence évoque des retards trop importants dans l'application de mesures économiques.

S&P menace à nouveau la note souveraine de la Grèce

La Grèce continue de décevoir les marchés financiers

Notée CCC par l'agence de notation Standard & Poor's (S&P), la Grèce semble de plus en plus empêtrée dans ses dettes.

Les efforts économiques demandés par ses créanciers en échange des différents plans d'aides financiers semblent parfois irréalisables tant ils sont importants. Prise dans un cercle vicieux, la Grèce n'en finit plus d'enchaîner les plans de sauvetage, accumulant, de fait, les mesures de compensation.

C'est essentiellement sur ces mesures que l'agence S&P s'est basée ce mardi pour expliquer une baisse de la perspective de la note de la dette grecque. Bien que maintenue à CCC, la note souveraine de la Grèce est désormais assortie d'une perspective négative, première étape pour une nouvelle dégradation.

Dans son communiqué, S&P invoque ainsi des « retards dans l'application du programme de réduction des déficits » mis en place par les experts de la Troïka regroupant des membres de la Banque centrale européenne (BCE), de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Un nouveau plan de financement nécessaire selon S&P

Sans parler de véritable surprise pour l'État hellène, l'annonce de Standard & Poor's pourrait néanmoins susciter de nouvelles craintes sur la survie de la Grèce dans la zone euro.

Ainsi, selon Standard & Poor's, la Grèce pourrait avoir « besoin de financements supplémentaires en 2012 dans le cadre du plan d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international ». De nouveaux financements dus essentiellement « aux retards pris dans la mise en oeuvre des mesures de consolidation budgétaire » et à « l'aggravation de la situation de l'économie grecque ».

Beaucoup plus pessimiste que la troïka, S&P affiche des perspectives économiques des plus noires pour l'État grec, annonçant « une contraction du produit intérieur brut de 10 % à 11 % cumulés sur la période 2012-2013, contre les -4 % à -5 % sur lesquels se base le programme EU/FMI. »

Article publié le mercredi 08 août 2012 à 11:08 - © Credixis 2017

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