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Livret A : pas de revalorisation au 1er février

Contrairement aux attentes des spécialistes et malgré un reflux de l'inflation à 2,5 %, le gouvernement et la Banque de France ont décidé de maintenir le taux de rémunération à son taux actuel de 2,25 %.

Livret A : pas de revalorisation au 1er février

Une baisse de l'inflation attendue par Bercy

Suivant les recommandations de la Banque de France, le gouvernement a indiqué en fin de semaine dernière que le taux de rémunération du livret A ne sera pas revalorisé au 1er février.

Selon les formules de calcul en vigueur et en vertu de l'augmentation de l'inflation (+2,5 % en glissement annuel) enregistrée pour le mois de décembre par l'Institut national de la statistique (INSEE), ce taux de rémunération aurait dû monter à 2,75 % en février contre 2,25 % actuellement.

Dans les faits, le gouvernement et la Banque de France prévoient une baisse prochaine de l'inflation. Si celle-ci s'avère effective, une revalorisation négative du taux de rémunération du livret A, devrait être effectuée.

Ainsi, "afin d'éviter une volatilité excessive" c'est-à-dire une hausse suivie d'une baisse de ce taux de rémunération, les autorités ont donc préféré joué la carte du statu quo. "Il faut éviter la politique du yo-yo" a expliqué le ministre de l'économie François Baroin au sujet de cette décision.

Une intervention exceptionnelle

Depuis la mise en place en 2008 du nouveau mode de calcul automatique de revalorisation avec prise en compte de l'inflation et des taux de référence du marché monétaire de la zone euro (Euribor et Euronia), ce procédé de blocage n'a que très peu été utilisé.

En 2009, le gouvernement et la Banque de France étaient intervenus à deux reprises afin d'éviter une baisse trop importante de ce taux de rémunération.

Une désinflation effective en décembre 2012

Selon HSBC France et la Société générale, ce recul de l'inflation s'il est vraiment effectif n'interviendra pas avant décembre 2012.

Les deux groupes invoquent notamment la mise en place de nouvelles mesures telles que le "relèvement du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 %", qui devrait "continuer à limiter le reflux de l'inflation et pourrait amputer le pouvoir d'achat et donc les dépenses de consommation".

La banque de France se montre plus optimiste, estimant que la hausse des prix à la consommation "devrait diminuer de façon significative dans les prochains mois".

Article publié le lundi 16 janvier 2012 à 16:01 - © Credixis 2017

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