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Les gouvernements européens responsables d'une sortie de crise

Les gouvernements de la zone euro sont plus que jamais sur le qui-vive. Les États-Unis comme la BCE les tiennent pour responsables en cas d'échec de réduction de la crise grecque. Un sommet extraordinaire est prévu ce jeudi à Bruxelles.

Des solutions à apporter d'urgence

Au plus mal économiquement, la Grèce peine à proposer des solutions et garanties pour se sortir de son gouffre. Dans le but de définir un second plan aide, les dirigeants européens se réuniront donc ce jeudi à Bruxelles. Face aux refus de la Banque centrale européenne (BCE) de faire participer le secteur privé, plusieurs États pourraient refuser de participer au plan d'aide, notamment l'Allemagne et la Slovaquie.

Tandis que les gouvernements et institutions tergiversent, les économies espagnoles, irlandaise set italiennes frôlent de plus en plus la correctionnelle. Priant les dirigeants de la zone euro de "trouver des solutions appropriées aussi vite que possible" le président de la BCE, Jean Claude Trichet faisait comme un écho avec les préoccupations américaines.

La crise grecque inquiète également les États-Unis, amenant la secrétaire d'État Hillary Clinton et le secrétaire au Trésor, Timothy Geithenr, à remonter les bretelles de leurs homologues européens. "La situation grecque est très difficile, mais elle n'est pas d'une ampleur telle que les pays européens ne puissent pas la gérer" ont ils ainsi déclaré, rappelant que "contenir le risque d'une escalade de la crise" était loin d'être suffisant.

Les gouvernements responsables de leurs solutions européennes

Intransigeant, Jean Claude Trichet a tenu une dernière fois à prévenir les gouvernements quant à la justesse des solutions qui seront proposées.


 "J'ai prévenu plusieurs fois en détail les chefs d'État et de gouvernement qu'en cas de défaut de paiement d'un pays, on ne pourra plus accepter ses obligations comme des garanties normales. Dans ces conditions, les gouvernements devraient alors eux-mêmes s'engager pour corriger la situation. Cela serait leur devoir" a t-il ainsi déclaré dimanche.

Le jeudi 21 juillet se tiendra à Bruxelles un nouveau sommet extraordinaire qui devrait décider des différentes conditions à l'octroi d'un nouveau plan d'aide pour la Grèce. Parmi les solutions d'ores et déjà abordées, la taxation du secteur financier s'annonce comme la moins onéreuse pour la zone euro.

S'il est adopté, le second plan d'aide devrait être de même ampleur que le précédent, à savoir  d'un montant total avoisinant les 110 milliards d'euros.

Article publié le mardi 19 juillet 2011 à 16:07 - © Credixis 2017

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