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Les avantages et inconvénients de la baisse des taux dans l'immobilier

La baisse historique de ces derniers mois engendre évidemment de bonnes nouvelles pour les emprunteurs, mais est aussi annonciatrice des difficultés à venir.

Signalons tout d'abord que l'acheteur potentiel y trouve pour l'instant son compte. Le coût global d'un prêt de 150 000 euros sur vingt ans, a en effet été délesté de 10 000 € environ, en l'espace d'une année. En clair, ces 13 % en moins permettent dorénavant de s'acquitter des frais de notaire.

Cette manne supplémentaire concernant la faculté à pouvoir emprunter, a joué un rôle essentiel dans le sursaut opéré par les prix de l'immobilier depuis l'entame de l'année 2010. Le pouvoir d'achat en la matière, tenant à la fois en considération les taux et les prix, a d'ailleurs progressé de 20 % en deux ans.

Côté pile...

Pour parler concrètement, on peut désormais s'approprier un bien de 72 mètres carrés avec mensualités de 1 000 € sur 25 ans et 10 000 € d'apport. Il y a deux ans, la surface s'élevait seulement à 54 m². Malgré ce gain, on reste néanmoins très loin des chiffres de 1998, où l'emprunteur (au profil identique) pouvait s'octroyer un bien de 132 m².

Quoi qu'il en soit, ces fameux taux immobiliers vont bel et bien finir par remonter, et ce, avec conséquence (néfaste) immédiate ! Dans le cas d'une augmentation de 5 % des prix, 27 % des dossiers deviendraient non finançables si les taux enregistraient une hausse d'un point (de 3,55 % à 4,55 %).

...côté face

Le ratio atteindrait même les 36 % en cas de progression d'1,5 point ; et redescendrait à 8 % si les taux restaient fixes, une hypothèse fortement improbable... Du coup, le marché de l'immobilier se fragiliserait immanquablement, sauf si les vendeurs acceptaient d'atténuer leurs prétentions.

Autre facteur préoccupant : la production de crédits à l'habitat. Ils sont certes passés de 80 milliards d'euros en août 2009, à 125 milliards l'été dernier. Mais dans les établissements bancaires, entre 30 et 35 % de ces prêts se rapportent à la renégociation de crédits. La production de nouveaux prêts "réels"  s'échelonne donc entre 81 et 87 milliards d'€.

Article publié le dimanche 17 octobre 2010 à 11:10 - © Credixis 2012

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