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Le déficit public français se stabilise en juin

Confortant la notation AAA accordée par l'agence Standard & Poor's, la France affiche une dette publique quasi table en juin 2011 (61,3 Mrds €) par rapport à l'an dernier (61,7 Mrds €). Des efforts sont encore à fournir selon Valérie Pécresse.

Le déficit public français se stabilise en juin

Fin 2011, la dette devra être inférieure à 5,7 % du PIB

Jugée souvent ambitieuse par les autorités monétaires et financières internationales, la politique française de réduction de la dette publique aura au moins le mérite de séduire les agences de notations.

Ainsi, l'agence Standard & Poor's, saluant les efforts français en la matière, continue de maintenir son triple AAA synonyme de bonnes garanties pour les spéculateurs et marché financier , quand à la santé économique du pays.

Selon les données du ministères du Budget rendues publique ce mardi, le déficit public atteignant en juin près de 67,3 milliards d'euros. En juin 2010 il était de 61,7 milliards d'euros. Pour le ministère se résultat est d'autant plus "positif" qu'il confirme une certaine efficacité des mesures prises jusqu'alors en terme de réduction du déficit.

Dans le détail, cette stagnation serait essentiellement due à "l'effet grec", le solde des comptes spéciaux s'étant dégradé de 7,5 milliards d'euros par rapport à 2010. Le budget général s'est lui en revanche amélioré de 7,8 milliards d'euros.

Des mesures coûte que coûte

Se félicitant de ce résultat, la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, Valérie Pécresse a tenu a rappeler les efforts encore nécessaires en vertu des objectifs affichés par le gouvernement et des tensions économiques internationales actuelles. "Pour conserver notre triple A, nous devons maintenir le cap de réduction des déficits" a t-elle ainsi déclaré ce mardi.

Pour mémoire, le gouvernement a pour objectifs de réduire ce déficit public à hauteur de 5,7  % du Produit intérieur brut (PIB) cette année puis à 4,6 % et 3 % en 2012 et 2013.

Ferme sur ses objectifs la ministre a également déclarer que le gouvernement "ne déviera pas d'un iota de sa trajectoire de redressement des finances publiques".

En d'autres termes, si la croissance effective n'arrive pas hauteur des prévisions gouvernementales, le ministère se dit près adopter d'autres mesures  pour parvenir à ces objectifs de réduction, en gonflant les recettes de l'État si nécessaire.

Excluant toute nouvelle mesure sur les impôts, le gouvernement planche surtout  sur un nouveau plan de rigueur, et souhaite toujours faire adopter la "règle d'or" qui inclurait ces dispositions dans la Constitution.

Article publié le mardi 09 août 2011 à 15:08 - © Credixis 2017

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