4 banques françaises à risque systémique
Déjà affaiblies par la dégradation de leur note en septembre dernier par l'agence Moody's, le Crédit agricole et la Société générale ont essuyé un nouveau revers ce vendredi, en apparaissant dans la listes des banques systémiques du conseil de stabilité financière (CSF).
Au niveau français, la Banque populaire-Caisse d'épargne (BPCE) et la Société générale apparaissent également dans cette liste recensant au total 29 groupes bancaires européens qui devront faire l'objet d'une supervision renforcée.
Concrètement, les banques ainsi listées devront, en fonction du risque économique européen voire mondiale qu'elles représentent de par leur taille ou leur implication dans le système financier actuel, augmenter drastiquement leur fonds propre à un taux qui sera défini à l'horizon 2014 (entre 1 et 2,5 % de leur actifs pondérés).
En accord avec le plan européen, ce renflouement devra s'effectuer progressivement dès 2016 et devra être complètement tenu en 2019. Comme l'a rappelé Mario Draghi, ex-président du CSF et nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), ces précautions devront être prises "sans perturber l'économie réelle et faire appel aux contribuables".
Cette liste de banques "systémiques" sera actualisée tous les ans.
Parallèlement, les normes émises dans les accords dits de Bâle III restent actives. Ainsi en 2019, les banques du monde entier se devront de présenter un ratio qualifié de "prudentiel" de 7 % minimum de fonds propres par rapport à leur capital de base.
Le CSF surveillera aussi le système bancaire parallèle
Toujours dans ce principe de précaution, les dirigeants du G20 ont chargé le CSF et son tout nouveau patron Mark Carney, de surveiller tout particulièrement le système bancaire parallèle.
Avec plus de moyens et d'autonomie, l'organisme, au delà de la simple surveillance, devra coordonner et contrôler le système financier notamment les migrations opaques, ces transactions d'activités "à risque" vers des entités ou organismes moins "règlementés".
Au niveau réglementation, un effort est d'ailleurs demandé au sujet de "l'intégrité et l'efficacité des marchés, notamment en faisant face aux risques posés par les transactions à haute fréquence et la liquidité opaque".