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La Grèce évite de peu le défaut de paiement

Ce vendredi 09 mars, le gouvernement grec a annoncé l'effacement d'une grande partie de sa dette détenue par les créanciers prévus. Avec cette annonce le nouveau plan d'aide attribué par le FMI et la Zone Euro devrait pouvoir être débloqué.

La Grèce évite de peu le défaut de paiement

Un effacement de près de 107 milliards d'euros

Détenant 206 milliards d'euros de dette grecque, les créanciers privés ont, pour la plupart, accepté de réduire une grande partie des valeurs ainsi détenues.

Plus d'une centaine de milliards d'euros pourraient ainsi être effacés de l'ardoise hellène. Dans le détail, les créanciers privés ont accepté pour une majorité d'entre eux, 83,5 % selon le ministère grec des Finances, de participer à un programme d'échanges d'obligations.

Les anciennes obligations avec leurs conditions inhérentes vont ainsi être échangées par de nouvelles, d'une valeur réduite de 53,5 % avec des taux d'intérêt plus bas et des maturités plus longues explique le nouvel Observateur.

Au final, les créanciers volontaires devraient apporter sur la table des échanges 85,8 % des obligations de droit grec qu'ils possèdent 69 % des créances de droit international.

Souhaitant une collaboration de 90 % de la part de ses créanciers privés, l'État grec a par ailleurs indiqué la mise en place d'un dispositif similaire obligatoire pour les créanciers récalcitrants, activant les clauses d'actions collectives [CDC] applicables aux obligations sous régime de droit grec".

Avec cette mesure le taux de participation d'investisseurs participant à l'échange d'obligations devrait dépasser les 96 %.

Un plan tardif mais salvateur

Avec une dette avoisinant les 350 milliards d'euros, la Grèce se devait, aux regards des instances et institutions internationales, de réagir au plus vite.

Selon les conditions des prêts accordés, l'État grec savait jusqu'au 20 mars pour rembourser près de 14,4 milliards d'euros. Dans le cas contraire, les autorités internationales n'auraient pu que constater une situation de faillite, synonyme de mort économique pour le pays déjà très affaibli.

À deux doigts du défaut de paiement, la Grèce devrait pouvoir souffler quelque temps et prétendre à une nouvelle aide de la part de du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Europe.

Au final un plan d'aide de 130 milliards d'euros devrait être libéré par l'Europe et le FMI.

Avec ces différents plans et aides la Grèce espère pouvoir réduire le poids de sa dette à 120,5 % de produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020, contre 160 % aujourd'hui.

Article publié le samedi 10 mars 2012 à 17:03 - © Credixis 2017

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