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Immobilier : l'UNPI dénonce une fiscalité trop lourde

Dénonçant une taxation beaucoup plus importante sur les revenus fonciers que sur les autres sources de revenus, le président de l'union nationale de la propriété immobilière appelle les candidats à la présidentielle à une révision du système.

Immobilier : l'UNPI dénonce une fiscalité trop lourde

Un "fardeau fiscal " dans l'immobilier

Pour le président de l'union nationale de la propriété immobilière (UNPI), les propriétaires immobiliers sont largement défavorisés par les mesures actuelles de taxation.

Ce mardi 13 mars Jean Perrin est ainsi remonté au créneau dénonçant une fiscalité trop lourde sur les revenus immobiliers.

Jugée déjà trop importante en comparaison des autres sources de revenus, les capitaux immobiliers et revenus de travail par exemple, la taxation en vigueur ne devrait pas aller en s'arrangeant pour l'UNPI.

Outre l'augmentation de deux points des prélèvements sociaux, soit un passage à 15,5 % courant 2012, la TVA dite "normale" atteindra les 21,2 %. La TVA applicable aux travaux effectués dans les logements, réduite par rapport à lTVA classique est néanmoins passée de 5 % à 7 % le 1er janvier 2012.

En intégrant l'impôt sur le revenu, l'impôt de solidarité sur la fortune ou encore la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 2012, Jean Perrin estime au final que "la rentabilité nette d'un immeuble locatif ancien tend à se rapprocher de zéro".

Des rétablissements demandés aux candidats à la présidentielle

Largement déçu par les propositions abordées à ce jour dans les différents débats préparatoires aux élections présidentielles de 2012, le président de l'UNPI, appelle les candidats à adopter des mesures concrètes en faveur des propriétaires.

Sont ainsi réclamés :

  • "la baisse de la fiscalité des revenus fonciers" ;
  • "l'instauration d'un amortissement des immeubles acquis par les particuliers sur 30 ans" ;
  • "le rétablissement d'un abattement de 15 % sur les revenus fonciers".
  • "le plafonnement de la hausse de la taxe foncière".

Pour Jean Perrin, si aucune mesure n'est proposée en ce sens et si "les pouvoirs publics continuent à accentuer la pression fiscale sur les propriétaires", un "phénomène de désinvestissement massif" est à craindre dans l'immobilier en France.

Article publié le mercredi 14 mars 2012 à 15:03 - © Credixis 2017

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