Selon ce même courtier, "le record du taux fixe le plus bas offert par une banque à sa clientèle n'a pas encore été battu". La marque historique date d'octobre 2005, à une époque où certains établissements proposaient un taux fixe sur quinze ans à moins de 3 %.
Or en ce moment, "la plupart des barèmes proposés par les banques affichent une baisse de cinq points de base", entre les mois d'août et de septembre. "Résultat, les taux fixes se négocient désormais à 2,85 % sur dix ans, 3,20 % sur quinze ans, 3,40 % sur vingt ans et 3,50 % sur vingt-cinq ans."
Une fin d'année sous les meilleurs auspices
La question qui est désormais sur toutes les lèvres est la suivante : va-t-on atteindre (voire battre) le record d'il y a cinq ans, avant la fin de l'année 2010 ? C'est possible selon certains, puisque les banques ont la possibilité d'offrir des taux encore plus alléchants aux emprunteurs.
Pendant que l'indice servant de référence aux taux fixes des prêts immobiliers est passé de 3,46 % en janvier à 2,44 % en septembre, les conditions d'emprunt, elles, n'ont pas baissé dans la même veine. Au vu d'une telle conjoncture, on prévoit ainsi une fin 2010 encore plus avantageuse pour les particuliers.
La ruée vers l'or
Ces derniers, en véritable position de force pour négocier au mieux leurs crédits, devraient affluer au cours des prochaines semaines. "Entre le rabot sur le dispositif Scellier et la suppression du crédit d'impôt en faveur des accédants, la réforme des aides (2011) les pousse à réaliser leur projet avant la fin de l'année."
La preuve en chiffres : en remboursant 1 000 euros par mois sur vingt ans, le client pouvait emprunter 167 195 € en janvier 2010, avec un crédit s'élevant à 72 805 €. Aujourd'hui, pour une somme identique empruntée, il endosse un crédit de 63 468 € et une mensualité ramenée à 961 €. Avec 1 000 € mensuels, il peut dès lors emprunter 6 768 € de plus avec un crédit atteignant 66 037 euros.