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Immobilier : les locations de meublés déplaisent à la mairie de Paris

En hausse dans la capitale, la location de meublés suscite de plus en plus la polémique au sein de l'équipe municipale et de la profession. Pour les élus, ce type de location serait en partie responsable de la hausse des prix des logements parisiens.

Immobilier : les locations de meublés déplaisent à la mairie de Paris

Les locations de meublés responsables de la hausse des prix

D'après la mairie de Paris les locations de meublés de courte durée aurait deux effets négatifs sur le marché immobilier parisien.

Ils réduiraient l'offre locative disponible, "jusqu'à 20 % de l'offre locative dans certains arrondissements du centre et de l'Ouest de Paris, diminuant ainsi le nombre de logements disponibles pour loger les personnes habitant ou souhaitant habiter de façon pérenne à Paris".

Parallèlement, la multiplication de ces types de locations, engendrerait un surcoût sur le marché parisien, la location meublée étant plus chère que la location à vide.

Voulant durcir le ton, la mairie de Paris a donc lancé un rappel à loi, indiquant que la transformation d'un local d'habitation pour un autre usage "doit faire l'objet d'une autorisation de la Ville" sous peine d'amende civile de 25 000 euros.

Pour la Ville de Paris, un changement du régime juridique pourrait également être une solution. Les bailleurs pourraient ainsi passer du régime des locaux d'habitation à celui des locaux commerciaux.

Les professionnels montent au créneau

Pour les professionnels du secteur, spécialisés dans le meublé, l'attitude de la mairie tient plus de la diabolisation.

Pour exemple, les professionnels dénoncent la considération de leur activité par la mairie comme des "locations meublées touristiques". Or, "la location aux touristes représente 4 à 5 % des meublés. Nos locataires louent en moyenne pour des périodes de 3 mois " rappelle l'agence spécialisée Paristay dans le magazine Challenges.

"La mairie exige des propriétaires de transformer leur logement en local commercial pour pouvoir louer en meublé. 2 000 directs et 2 000 emplois induits sont menacés, comme les femmes de ménage, les prestataires de services" s'indigne une autre agence.

Un dialogue nécessaire

De nouvelles règles pourraient être prochainement mises en place telle que la création d'une licence professionnelle particulière.

Reçus ce lundi à la mairie, les représentants du secteur ont dénoncé une rigidité excessive de la Ville. De son côté la mairie a voulu calmer les esprits en précisant que les logements visés étaient les "appartements qui ont une occupation 100 % saisonnière ou touristique".

La profession reste néanmoins méfiante et souhaite être entendue par le gouvernement sur la question. Plusieurs réunions devraient se tenir dans les semaines à venir.

Article publié le mercredi 25 janvier 2012 à 17:01 - © Credixis 2017

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