Prêt à taux zéro, Pass-Foncier, Aide Personnelle au Logement (APL), Plan Épargne Logement (PEL), crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt... Autant de mesures plus ou moins en voie d'extinction, à l'heure où le gouvernement souhaite combler une partie du déficit public.
Les Français favorables au taux zéro
Si pour le moment, seules des privations concernant l'APL ont été décrétées, elles pourraient prochainement toucher le PTZ. Ce qui n'est pas du tout du goût de la Fédération Nationale de l'Immobilier, inquiète quant au maintien d'une aide qu'elle juge très efficace pour le grand public. En mars 2010, ce dernier approuvait d'ailleurs à une très large majorité (77 %), l'usage de ce prêt lui permettant de faire un achat immobilier plus rapidement.
S'appuyant sur les résultats de ce sondage, le président de la FNAIM René Pallincourt, n'a pas hésité à qualifier de "dramatique" une hypothétique suppression du prêt à taux zéro. Lequel doit donc être conservé, et pas seulement pour le marché du neuf. Dans l'ancien, les 2/3 des primo-accédants deviennent propriétaires en ayant accès "à une large gamme de logements à des niveaux de prix et de qualité en adéquation avec leur capacités financières".
Le verdissement du PTZ remis en cause ?
Sur l'idée de la Ministre de l'Économie Christine Lagarde, qui souhaite encourager "l'investissement dans la pierre en basse consommation", et donc créer un PTZ "verdi", la direction de la FNAIM se montre là aussi "dubitative". Considérant qu'aucun "outil fiable" ne vérifie "de façon indiscutable le respect des normes telles que le BBC (Bâtiment Basse Consommation)", elle craint que "des conditions trop drastiques" ne viennent freiner "l'accession à la propriété dans l'ancien".