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Immobilier : l'existence d'une bulle spéculative remise en cause

Pour le courtier CAFPI, l'existence d'une bulle immobilière en France serait infondée du fait notamment des faibles contractions de prêts à taux variable, ainsi que de la législation en vigueur.

Le système français immunisé

S'appuyant sur une enquête de l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiée en juin, le courtier CAFPI souhaite déjouer la brise de panique qui tend à s'installer chez plusieurs spécialistes.

En effet, depuis quelques mois la hausse des prix du marché combinée à la hausse des taux, laissent craindre pour beaucoup la création d'une bulle spéculative.

Se penchant sur le sujet, l'INSEE constatait alors en juin que "le niveau d'endettement des ménages et les modes de distribution du crédit par les banques semblent prémunir la France des excès qui ont conduit à la formation d'une bulle aux États-Unis ou en Espagne". Dans les faits, 3 facteurs explicatifs sont mis en avant : le surendettement, le recours aux crédits à taux variable et la législation en vigueur.

Pour le groupe spécialiste, la hausse des prix "n'est pas due à la spéculation, mais au manque de biens disponibles sur le marché". "Avec une demande constamment en hausse, les prix ne peuvent que continuer leur progression".

Les crédits à taux variable responsables ?

En accord avec les déclarations de l'INSEE, le groupe CAFPI  insiste sur les particularités du modèle français. Dans les pays où une bulle immobilière a été constatée, comme en Espagne ou aux États-Unis, les emprunteurs ont eu recours essentiellement aux crédits à taux variable ou révisable. Dans ces pays, la législation étant beaucoup moins "stricte" sur ces produits, les emprunteurs se sont alors très vite surendettés au moment de la hausse des taux.

Selon CAFPI, "la demande avait alors disparu et l'offre devenait surabondante du fait des saisies en chaîne. La bulle immobilière a explosé, les prix se sont effondrés".

En France, les emprunteurs privilégient beaucoup plus les crédits à taux fixes (près de 90 % des crédits immobiliers contractés). De plus les crédits à taux variable sont beaucoup plus encadrés, la loi obligeant les signataires à se fixer un plafond au delà duquel les taux ne pourront plus évoluer. En conséquence, on observe un surendettement des ménages français essentiellement lié aux crédits à la consommation.

Enfin, d'après le courtier, "la majorité des biens immobiliers est détenue par le privé et pour près de 80 % au titre de la résidence principale, alors que ce n'était le cas dans les années 90", dans ce contexte un fort retour de l'offre, un élément déclencheur d'un éclatement de bulle semble relativement improbable.

Article publié le mercredi 27 juillet 2011 à 16:07 - © Credixis 2017

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