> > En Zone euro, le crédit se durcit, mais la BCE table sur une prochaine embellie

En Zone euro, le crédit se durcit, mais la BCE table sur une prochaine embellie

Fin octobre, les banques européennes ont de nouveau décidé de durcir leurs conditions de crédit dans la zone euro pour le troisième trimestre.

Mais la Banque Centrale Européenne (BCE) note une amélioration prévisible dans les prochaines semaines. La crise est toujours là, mais un léger mieux s'enclenche selon l'étude trimestrielle menée par la Banque Centrale Européenne publiée fin octobre.

Ainsi, sur les 118 banques interrogées, la moitié déclarent avoir durcit l'accès au crédit pour leurs clients industriels. Pour ces crédits spécifiques, le taux net retenu (différence entre les banques à conditions restreintes et les banques à conditions allégées) s'élève à 8% au troisième trimestre. Ce chiffre qui est à mettre en perspective avec ceux des trimestres précédents (respectivement 43% pour le 1er trimestre et 21% pour le second) démontre d'un vrai regain de confiance.

Chez les particuliers, la même embellie est enregistrée. Ainsi, pour les crédits immobiliers, le taux net passe de 22% au printemps contre 14% au troisième trimestre. Pour les crédits à la consommation, la courbe est quasi identique. La BCE commente ce redressement de la confiance dans ces termes : le résultat de l'enquête « traduit un certain soulagement dans la situation des banques au troisième trimestre ce qui reflète la normalisation en cours des conditions du marché ».

Le retour en grâce des cotations boursières a semble-t-il largement participé à ce mieux en terme de crédit. La situation des banques étant en amélioration, elles répercutent enfin cette embellie sur leurs clients. Selon les estimations de la BCE, cette tendance à la confiance devrait se poursuivre au 4e trimestre. Les banques pourraient enfin commencer à détendre de façon plus large les restrictions pesant encore sur le crédit en Europe. Mais la BCE reste prudente. Elle considère en effet que la situation est à un tournant vers une amélioration globale tout en sachant que les banques resteront sans doute campées sur leurs positions restrictives pendant quelques temps encore pour renflouer durablement leurs caisses mises à mal par les turbulences financières de ces derniers mois.

Article publié le samedi 28 novembre 2009 à 14:11 - © Credixis 2018

Articles liés

Europe : le Portugal prochaine victime de la crise ?

La situation n'as jamais été aussi tendue au Portugal depuis 2009. Faisant face à une crise politique interne, le pays à jusqu'alors refusé l'intervention internationale et le recours au FESF. Pour beaucoup, il est le prochain sur la liste des receveurs d'aides. Lire l'article

Crise en Irlande : un prêt de milliards d'euros imposé ?

Avec un déficit public à 32% du PIB, l'Irlande est dans une crise sans précédent. Jeudi dernier, le gouverneur de la banque d'Irlande, et le ministre des Finances irlandais ont reconnus la nécessité d'un prêt international. Des discussions en cours depuis jeudi, fixeront les conditions d'une telle aide. Lire l'article

De nouvelles craintes s'abattent sur les banques européennes

À en croire la Banque centrale européenne (BCE), le secteur bancaire du Vieux Continent demeure fragile. Principales sources d'inquiétude : les dettes souveraines et la réglementation de Bâle III. Lire l'article