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Crise : un nouvel accord européen pour sauver l'euro

Cherchant à tout prix à rassurer les marchés financiers, les États membres de l'UE se sont à nouveau réunis jeudi et vendredi; Présentée comme un énième sommet de la dernière chance, la réunion aura permis de produire un accord de fond.

Crise : un nouvel accord européen pour sauver l'euro

 La zone euro presque accordée

Sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, les  17 membres de la zone euro ont tranché en faveur d'un certain durcissement  de la politique budgétaire en adoptant quelques nouvelles règles et en renforçant certaines institutions.

Sur l'ensemble de l'Union européenne (UE), quatre États membres dont le Royaume-Uni n'ont pas encore souhaité rejoindre la position majoritaire.

Pour beaucoup, la réunion de la zone euro sur un "pacte budgétaire renforcé" reste le point le plus important de ce sommet, même s'il est dommage que tous les pays de l'Union européenne ne s'y soient pas retrouvés ."Il valait mieux un accord à 17 vite que chercher un accord à 27 qui serait introuvable" commentait ainsi la ministre du budget  et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse, ce vendredi sur I-télé.

Dans les faits, ce sont plusieurs accords qui ont été trouvés par les 23 signataires. En terme de renforcement, la zone euro s'est positionnée en faveur d'un renflouement de quelques 200 milliards d'euros du Fonds Monétaire International (FMI). Un renflouement destiné indirectement via les actions de l'organisme à prévenir les potentiels besoins et difficultés des pays européens actuellement fragiles économiquement.

Renforcement encore pour la Banque centrale européenne (BCE) , qui se verra ainsi transmettre la gestion des différents mécanismes de soutien européens  que sont le Fonds européen de stabilité financière  et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).

Au sujet des banques, les États signataires ont voulut jouer la carte de l'apaisement en renonçant à l'obligation faite aux organismes bancaire de participer aux différents pans d'aide et de restructuration des États européens en situation de faillite.

La mutualisation des dettes divise

Principale divergence parmi les 23, la question d'une mutualisation des dettes nationales via l'instauration d'eurobonds ou euro-obligations, n'a pas réussi  dans sa forme présente à séduire tous les participants. De nouveaux travaux sur ce sujet seront donc mis en place dans les prochains mois.

Article publié le vendredi 09 décembre 2011 à 17:12 - © Credixis 2017

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