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Crise : un consensus franco-allemand nécessaire

Afin de préparer au mieux le prochain sommet européen qui devrait s'avérer fondamental pour l'avenir de la zone euro, les dirigeants français et allemands se sont rencontrés ce lundi. Le but étant de parvenir à des propositions communes.

Crise : un consensus franco-allemand nécessaire

Le souhait d'une union budgétaire

Stimulées par la crise, les divergences franco-allemandes témoigne d'une union européenne pas si unie que cela. Avec une zone euro au bord du gouffre, les deux États ont donc décidé d'émettre un signal fort à l'attention des autres pays.

Pour étendre la légitimité de leur actions les dirigeants allemands et français devraient donc présenter des propositions communes d'action lors du prochain Conseil européen du  8 et 9 décembre prochain.

Les actions proposées devraient d'ailleurs être de taille, les deux États étant favorable à la modification des traités européens afin d'instaurer une véritable politique d'union budgétaire renforcée .

Une BCE plus forte

Afin d'aboutir à des proposition communes, les deux États membres et fondateurs ont du se résoudre à des concessions.

La France s'est ainsi rangé du côté de sont voisin d'outre-Rhin sur le fait qu'une modification des traités est nécessaire pour instaurer une logique d'union budgétaire plus que monétaire.  D'après la ministre du Budget, Valérie Pécresse , ces modifications devraient d'ailleurs être "profondes [...]  si on veut passer d'une logique d'union monétaire à une logique d'union économique".

Une politique renforcée qui se doit donc d'être contrôlée, mais pour la France, pas question pour les États d'abandonner leur souveraineté. Aussi la proposition allemande d'un recours possible à la Cour européenne de justice a été abandonné. De même la commission ne devrait pas voir ses pouvoirs augmenter mais resterait force de recommandations sur les potentiels contrôles voire sanctions des États.

Ces recommandations devant alors être approuvées par vote des autres États membres.En contrepartie du soutien de la France sur des contrôles plus accrus au niveau européen des budgets nationaux, l'Allemagne serait prête à lâcher du lest à la Banque centrale européenne (BCE). L'organisme pourrait alors intervenir plus massivement auprès des pays en difficultés, via une plus grande marge de manoeuvre en terme de rachats d'obligations net de dettes souveraines.

Article publié le lundi 05 décembre 2011 à 14:12 - © Credixis 2017

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