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Crise : le FMI lance un nouveau type de prêt "anti-contagion"

Dans son objectif de lutte contre la crise, le FMI a annoncé ce mardi la mise en place de la LPL, un nouveau type de crédit d'urgence pour les États-membres. Directement utilisable, ce prêt vise à prémunir les États fragiles du spectre de la contagion.

Crise : le FMI lance un nouveau type de prêt

Un dispositif plus rapide

Jusqu'à présent, les prêts accordés par le Fonds monétaire international (FMI) aux États en difficulté économique n'étaient pas directement utilisables par ces derniers. Ces crédits constituaient plus une réserve d'urgence.

Face aux inquiétudes et l'impatience des marchés, ce type d'aide, bien que conséquent, n'apportait pas de garanties suffisantes. En d'autre terme, en cas de défiance des spéculateurs vis à vis du potentiel de rebond économique de certains pays, l'impossibilité d'utiliser immédiatement les fonds alloués n'arrangeait en rien la situation.

Conformément aux accords et plans définis au dernier sommet du G20, le FMI a donc créé un nouveau dispositif, la "ligne de précaution et de liquidité" ou LPL. Pouvant être utilisé directement sous certaines conditions, ce nouveau type de prêt permet ainsi d'anticiper tout nouvel acharnement.

La LPL peut être ainsi assimilée à une certaine garantie pour les marchés financiers, minimisant de fait la "contagion de la crise" au pays bénéficiaire.

En parallèle, un autre "instrument de financement rapide" destiné à répondre aux besoins exceptionnels liés par exemple à une reconstruction économique suite à une catastrophe naturelle d'ampleur nationale (tsunami, tremblement de terre, ...)  ou à un conflit (révolution, guerre, ...), va être également mis en place par le Fonds monétaire.

Un montant d'aide dépendant de la quote-part

Dans sa présentation du dispositif ce mardi, le FMI présente la LPL comme "une assurance contre de futurs chocs et comme une fenêtre de liquidité à court terme pour faire face aux besoins". Une aide qui "peut être employée comme source de liquidités, permettant un accord de six mois pour répondre à des besoins de court terme pour la balance des paiements".

Dans le détail, le montant d'aide est calculé en fonction des quote-parts de l'État bénéficiaire au FMI. Les financements accordés peuvent aller de 6 à 24 mois. Sur un accord à 6 mois, le montant du prêt sera, au maximum, égal à 5 fois la quote-part de l'État au FMI, sur un accord de 24 mois, ce montant maximum sera de dix fois la quote-part.

Article publié le jeudi 24 novembre 2011 à 16:11 - © Credixis 2017

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