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Crise grecque : les instituions monétaires restent inquiètent

De la banque mondiale au FMI, en passant par les chefs de gouvernement européens, la réponse grecque est largement attendue. À l'image de la tension ambiante, la réunion entre la troïka et l'état grec prévue ce lundi à 14 h a été reculée à 18h.

Crise grecque : les instituions monétaires restent inquiètent

L'inaction européenne irrite les instances internationales

Déjà montré du doigt il y a quelques semaines par le Fonds monétaire international (FMI), la lenteur de réaction des pays européens continue d'inquiéter. Maintenant les divergences internes, notamment avec la Slovaquie, semblent avoir été réglées, l'heure est à la  décision.

Pour le président de la Banque mondiale (BM), Robert Zoellick, les États européens, au même titre que le Japon et les USA, "ont différé pendant trop longtemps les décisions difficiles, réduisant les choix qui restent à quelques choix difficiles".  Il est important que les États décident de la conduite à tenir quelle qu'elle soit et l'appliquent dès maintenant.

Internationalement, le constat est le même pour M. Zoellick ."Je ne dénigre pas le fait de gagner du temps. Mais je suggère que lorsque vous gagnez du temps, vous vous en serviez" a t-il ainsi déclaré au sujet de l'annonce de réapprovisionnement des marchés en liquidités en dollars par les grandes banques centrales.

Du côté du FMI, on appuie essentiellement sur le rôle grec. "La balle est dans le camp grec, la clef réside dans la mise en oeuvre des réformes" a ainsi déclaré son représentant pour la Grèce Bon Traa.

DSK pour un effacement de la dette

L'ex patron du FMI, Dominique Strauss Kahn y est allé également de son avis ce dimanche. Pour lui, "les gouvernements européens [...] ne veulent pas prendre la mesure de l'ampleur du problème".

Insistant également sur le côté urgent de la chose, DSK s'est montré  plutôt radical. "Je ne crois pas que l'euro soit en difficulté, mais je crois que la situation est très sérieuse. Si nous ne réagissons pas vite, dans 25 ans, l'Europe sera une terre de désolation avec des forts taux de chômage et des systèmes de protection à la dérive. Pour éviter cela, il faut agir vite" a t-il ainsi déclaré , estimant par ailleurs que "le problème des Européens c'est qu'ils font souvent soit trop peu, soit trop tard, soit souvent trop peu et trop tard",

Dénonçant un "effet boule de neige" dans la tentative de réduction de la dette grecque, le prédécesseur de Christine Lagarde  s'est prononcé en faveur d'un quasi effacement de la dette grecque. "Il faut accepter de prendre sa perte. Tout le monde doit la prendre, les États et les banques".

Article publié le lundi 19 septembre 2011 à 16:09 - © Credixis 2017

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