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Crise : face aux rumeurs, Noyer défend les banques françaises

Dans un communiqué officiel d'aujourd'hui, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer tient à taire les rumeurs de marchés, responsables d'une forte chute des valeurs boursières des organismes bancaires français.

Crise : face aux rumeurs, Noyer défend les banques françaises

Des banques françaises "solides"

Pour Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France (BdF) les rumeurs de marché dénigrant la capacité réelle des banques française à réagir,  sont "infondées".

Depuis le début de la crise économique et plus fortement ces derniers jours, de nombreuses rumeurs circulent sur les marchés financier. Les effets s'avèrent souvent catastrophique et débouchent, bien souvent, sur des baisse drastiques des indices boursiers des organismes. Pour l'exemple, la dernière en date fait état d'une rupture des lignes de crédits accordées à des grands établissement français par une banque asiatique.

Face à ces rumeurs Christian Noyer s'indigne. "Les évolutions récentes des marchés boursiers n'affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise" a t-il rappelé dans un communiqué ce jeudi.

Pour lui, ces rumeurs son "infondées". ajoutant que "les résultats publiés par les banques françaises pour le premier semestre 2011 ont confirmé leur solidité dans un environnement économique difficile grâce à une gestion rigoureuse de leurs risques et un modèle de banque universelle qui repose sur des activités diversifiées".

"Les niveaux de capital, appréciés par les fonds propres les plus durs, sont adéquats et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes" assure t-il.

Des rumeurs passibles de sanctions

Parallèlement, l'Autorité bancaire européenne (EBA), responsable entre autre des fameux "stress test" condamne également ces rumeurs, rappelant "qu'en vertu de son règlement général, la diffusion d'informations infondées peut constituer un manquement susceptible de sanction, de même que le fait d'en tirer profit".

D'avis de tous, ces rumeurs tendent à polluer davantage les marchés, donnant à chaque fois plus de crédit aux spéculateurs peu scrupuleux, responsables en grande partie du creusement des dettes grecques, espagnoles et italiennes. Pour les économistes et les instances et gouvernement européens il est grand temps d'adopter des mesures drastiques de contrôles et de sanctions.

Article publié le jeudi 11 août 2011 à 17:08 - © Credixis 2017

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