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Crise : Après la Grèce, l'Italie et l'Espagne en difficulté

Malgré l'entente sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, les marchés financiers restent des plus tendus. Figurant déjà parmi les favoris dans la course à la crise, les économies italiennes et espagnoles peinent à se sortir d'une situation plus que difficile.

L'Italie et l'Espagne dans le rouge

Figurant parmi les plus grosses victimes de la crise après la Grèce, l'Irlande et le Portugal,  les économies espagnoles et italiennes jouent des pieds et des mains pour rassurer les marchés financiers. Pour les deux gouvernements, des actions sont à mettre en place mais il ne faut pas céder à la panique.

Souhaitant éviter toutes paniques le président du conseil italien Silvio Berlusconi et le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ont fait état cette semaine à leurs États respectifs d'une situation dure mais pas insurmontable.

Du côté italien, Berlusconi appelant à la mise en place d'un "plan d'action immédiat" national, qui devra faire preuve de rigueur et de fermeté, a souhaité toute la collaboration des partenaires sociaux. Une action nécessaire mais qui s'inscrit plus dans une optique de prévention, le chef du gouvernement évoquant des "fondamentaux de l'économie italienne [...] solides".

Même type de réaction du côté espagnol où la prudence est de mise. À l'issu d'une réunion de crise, le gouvernement se dit serein mais également responsable et conscient de la gravité de la situation. "Nous abordons cette situation avec préoccupation, avec responsabilité et aussi avec la conscience que nous sommes en train de faire ce qu'il faut,en poursuivant les réformes et les mesures budgétaires pour réduire le déficit" a ainsi déclaré la ministre de l'économie espagnole.

La CE veut fuir le spectre d'une contagion

Pour la commission européenne (CE) et son président José Manuel Barroso, toutes ces tension sont "injustifiées". Souhaitant apaiser au plus vite le marché, M Barroso appelle les États membres de la zone euro à mettre rapidement en oeuvre les accords conclus le 21 juillet dernier.

"Il est essentiel [...] d'envoyer un signal sans ambiguïté montrant que la zone euro va résoudre la crise de la dette souveraine avec les moyens adaptés à la gravité de la situation", a-t-il  ainsi déclaré.

Concernant l'Italie et l'Espagne, la commission exclut à l'heure actuelle tout recours à un quelconque plan de sauvetage.

Article publié le jeudi 04 août 2011 à 18:08 - © Credixis 2017

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