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Crise : l'action de la BCE ne convainc pas les marchés

Malgré la reprise des achats d'obligations par la Banque centrale européenne, les bourse mondiales se sont enflammées hier. Pour les experts la réponse apportée par la BCE est loin d'être suffisante.

La BCE rachète des obligations

Attendu depuis des mois, la reprise des achats des obligations par la Banque centrale européenne  (BCE) arrive bien tardivement pour les marchés financier mondiaux. Depuis près de 4 mois, la BCE n'était plus intervenu sur les marchés obligataires de la zone euro, se prononçant en faveur d'une reprise des ces prestations par le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Selon les traders, ces opérations de rachats porteraient essentiellement sur les obligations d'État du Portugal et de l'Irlande. Des opérations nécessaires mais peut être insuffisantes au vu des fortes tensions observées ces derniers jour vis à vis de l'Italie et de l'Espagne.

Pour la Berenberg Bank "la BCE a peut-être manqué une occasion d'agir de façon plus convaincante. La clé sera désormais de voir si la BCE intervient sur les marchés obligataires italien et espagnol, et dans quelle mesure".

La BCE débordée ?

Bien les modalité de ces rachats ne seront pas connus avant la semaine prochaine, en raison notamment des délais de compensation et des plannings de communication de l'organisme.


Si les réels effets et proportions de ces achats ne seront pas connus avant la semaine prochaine en raison des délais de compensation et des plannings de communication de la banque centrale, les annonces du président de la BCE, Jean-Claude Trichet témoignent d'un certain malaise au sein de l'organisme. Des divergences sont également abordées, "Nous ne sommes pas unanimes, mais en écrasante majorité sur l'opération de rachat d'obligations" a ainsi simplement annoncé M Trichet ce jeudi.

Pour Holger Schmieding, de la Berenberg Bank, "Trichet a annoncé à la sauvette la reprise des achats d'obligations. Il n'y a pas eu de communiqué de la BCE, mais simplement une réponse vague à une question. On peut donc douter du sérieux de la BCE sur ce point précis".

Parallèlement, la BCE a annoncé qu'elle ne modifierait pas dans l'immédiat ses différents taux d'intérêt. De nouvelles mesures de liquidés pour les banques européennes ont également été annoncées.

Les marchés indifférents

Cette annonce 'aura pas eu les effets escomptés sur les marchés financier mondiaux . "Les grandes places européennes ont toutes lâché plus de 3 % en clôture. Paris a perdu 3,90 %, sa plus forte chute en deux ans, au terme de sa 9e journée de baisse consécutive, une première depuis 2002. Londres a cédé 3,43% et Francfort 3,40 %. A New York, l'indice Dow Jones a lâché 4,31 %." relate ainsi  Le Parisien.

Un "pessimisme" des investisseurs qui se répercute sur l'ensemble du globe : "La Bourse de Sao Paulo a chuté de 5,72%, un recul inédit depuis la crise financière de l'automne 2008. Au Mexique le principal indice a reculé de 3,37% et Buenos Aires a chuté de 6,01%" détaille le quotidien.

Article publié le vendredi 05 août 2011 à 15:08 - © Credixis 2017

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