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Crédit immobilier, des écarts régionaux plus grands

De manière inégale selon les régions, la remontée des taux de crédits immobiliers suit pourtant les prévisions. Comme en avril la hausse se veut légèrement ralentir à ce jour. De son côté l'INSEE réfute l'existence d'une bulle spéculative immobilière.

Une hausse ralentie et disparate

Comme au mois d'avril, les taux fixes de crédits immobiliers continuent d'augmenter, mais de manière "moins marquée ce mois-ci que le mois précédent" selon le courtier Empruntis.

Dans son baromètre, le groupe constate de fortes disparités entre les régions, avec des écarts qui "se creusent à nouveau, avec 0,15 % entre la région la moins chère et la plus chère sur la durée phare : le 20 ans". Ainsi l'Ouest et le Sud-Ouest apparaissent comme les régions les moins chères tandis que l'Est présente les taux les plus élevés.

Ainsi, les taux s'établissent en moyenne :

  • Pour les prêts sur 10 ans : à 3,70 % dans l'Ouest, 3,75 % dans le Sud-Ouest, le Nord, l''Ile-de-France et la Méditerranée ; 3,80 % dans les Rhône-Alpes et 3,85% dans l'Est.
  • Pour les prêts sur 15 ans : à 4,05 % dans le Sud-Ouest et l'Ouest ; 4,10 % dans l''Ile-de-France et la Méditerranée et 4,15 % dans les autres régions.
  • Pour les prêts sur 20 ans : à 4,25 % dans le Sud Ouest ; 4,30 % dans l'Ile-de-France et l'Ouest ; 4,35 % pour la Méditerranée et le Nord  et 4,40 % dans les autres régions.
  • Pour les prêts sur 30 ans : à 4,85 %  dans l'Ile-de-France et l'Ouest ; 4,90 % dans les autres régions à l'exception de la Méditerranée qui présente des taux moyens à 4,95 %.

 

Pas de bulle spéculative selon l'INSEE

En réponse aux déclarations du centre d'analyse stratégique (CAS) faites au début du mois et laissant entendre une reconnaissance de l'existence d'une bulle immobilière spéculative, l'institut national de la statistique (INSEE) à affirmé que les niveaux actuels du marché immobilier n'étaient aucunement dus à des "déséquilibres financiers", l'investissement n'ayant qu'un rôle "relativement modeste" dans le secteur de la construction.

Pour Jean-Philippe Cotis, directeur général de l'institut, "en France, on ne voit pas une envolée de l'investissement, un excès d'investissement dans l'immobilier qui aurait pu justifier une embardée comme celle qu'on a vue dans les pays anglo-saxons ou en Espagne. (...) On est plus du côté de la sphère réelle de l'économie et de la rareté physique que du côté de complications financières".

Article publié le mercredi 18 mai 2011 à 16:05 - © Credixis 2018

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