Une consommation prudente mais présente
Période traditionnellement faste pour les achats et dépenses en tout genres, l'arrivée de Noël était néanmoins appréhendée par la plupart des commerçants. Ces derniers s'attendant à un net repli de la consommation du fait de la conjoncture européenne.
Dans son étude annuelle (la 14ème du genre), le cabinet Deloitte s'est donc penché sur les intentions d'achat des consommateurs de 17 pays européens pour Noël. Malgré un climat économique morose, les résultats sont sans appel : de même que la plupart de leurs voisin européens, les français comptent bien dépenser cette année.
Selon l'enquête, les familles françaises envisagent de dépenser en moyenne 606 euros au titres de cadeaux, soirées et autres petits plaisirs "exceptionnels", soit une hausse de 1,9 % par apport à l'an dernier.
Du côté des commerçants soulagés, on observe déjà une certain engouement à la consommation. Ainsi, reprenant une étude du groupe NPD (spécialisé dans les études de marché), le site Boursier.com fait état d'une saison qui démarre sur les chapeaux de roue. Constatant, par exemple des "ventes de jouets en hausse de 3% en septembre et de 8% pour la première semaine d'octobre par rapport à l'an dernier".
Pour les spécialistes, ce regain de consommation serait intimement lié à une année 2012 qui s'annonce encore plus sévère économiquement parlant, notamment avec l'annonce de la mise en place d'un nouveau plan de rigueur national. En d'autres mots il pourrait s'agir des derniers moments pour se faire plaisir avant de devoir se resserrer la ceinture. Les français se verraient donc cigales avant de devenir fourmis.
Une protection efficace des consommateurs ?
Si une légère reprise de la consommation est annoncée, l'étude montre également que celle-ci sera réfléchie. Pour Antoine de Riedmatten du cabinet Deloitre, les français "veulent se faire plaisir mais avec prudence" préférant les cadeaux plus classiques aux dernières nouveautés high-tech relativement chères.
Selon l'étude, 29 % des français interrogé pourrais recourir à un crédit à la consommation pour couvrir ces frais.
Pour ces derniers, la loi Lagarde de réforme des crédits à la consommation entrée en vigueur au mois de mai dernier pourrait s'avérer salvatrice. L'Association française des sociétés financières (ASF) prône néanmoins la prudence des consommateurs et appelle à au bon sens de chacun, afin d'éviter d'entrer dans le cercle vicieux du surendettement.
Au troisième trimestre 2011, la production de crédits à la consommation a diminué de 3,9 % a précisé par ailleurs l'ASF dans son premier bilan rendu public ce mardi 08 novembre.