> > BCE : un prêt de 489 milliards d'euros aux banques européennes

BCE : un prêt de 489 milliards d'euros aux banques européennes

Ce mercredi, la BCE a lancé ses premiers prêts exceptionnel définis lors du sommet européen des 8 et 9 décembre. Prévu sur 3 ans et d'un montant illimité, l'opération laisse place à un certain optimisme. 489 Mrds d'euros ont ainsi été empruntés par les banques.

BCE : un prêt de 489 milliards d'euros aux banques européennes

Une aide pour l'investissement des banques

Pour beaucoup d'économistes les prêts inédits lancés par la Banque centrale européenne (BCE) ce mercredi pourraient être un des éléments déclencheurs d'une sortie de crise.

Comme prévu par les derniers accords européens, la BCE a ainsi lancé un large plan de refinancement des banques européennes via des crédits sur 3 ans à un taux d'intérêt préférentiel de 1 % et pour un montant illimité. Dans un communiqué daté de ce jour, la banque centrale évoque un montant de quelques 489 milliards d'euros déjà prêtés.

Un rachat de dette détourné

Dans ses dernières déclarations, la BCE se refusait à tout à achat de dette souveraine, ces rachats sortant totalement du cadre légal d'action et des mission de l'organisme.

Dans les faits, le plan d'aide développé contourne légalement cette règle. En permettant ainsi aux banques de gonfler leurs fonds propres, la BCE mais également les États membres de l'Union européenne (UE) s'attendent ainsi à un rachat massif de dettes par les dites banques.

En d'autres termes, les prêts concédés par l'organisme européen offrent aux États endettés une certaine porte de sortie en boostant le "pouvoir d'achat" des potentiels acheteurs de dettes. À charge des banques désormais de jouer le jeu.

Pour le président de la BCE, l'institution "reste complètement dans son rôle tout en se rapprochant de celui que certains voulaient attribuer à la BCE, à savoir le rachat direct des dettes souveraines de l'eurozone".

Un optimisme retrouvé

À l'image de Jean-François Robin du groupe Natixis, les économistes et spécialistes financiers y voient là un nouvel espoir. Interrogé par Le Monde, l'analyste estime ainsi que "le mur de la dette souveraine et bancaire est largement entamé par le bazooka de la BCE, qui a pleinement rempli les cartouches des banques". "Ce n'est pas la fin de la crise mais c'est un énorme soulagement pour le refinancement de l'année prochaine" précise t-il au quotidien.

Sur les marchés financiers, la nouvelle a également été accueillie avec optimisme, en témoigne les ouvertures en hausse des grandes places boursières européennes

Article publié le mercredi 21 décembre 2011 à 15:12 - © Credixis 2018

Articles liés

Crédit à la consommation : la reprise se fera attendre

Le rebond tant espéré par les banques sur le marché du crédit à la consommation n'est pas encore pour demain. Les français hésitent encore à dépenser et préfèrent épargner en attendant des jours meilleurs. Lire l'article

L'offre de crédit repart à la hausse depuis l'automne

Selon les chiffres publiés tout début février par la Banque de France, les banques ont largement ouvert le robinet des crédits depuis l'automne en appliquant des critères d'octroi moins stricts. Une situation qui devrait perdurer jusqu'à fin mars au minimum. Lire l'article

Crédit : les banques sont loin d'atteindre les objectifs imposés par l'Etat !

Début février, la Banque de France publiait le bilan annuel de la distribution du crédit pour 2009. Comme l'on s'en doutait déjà, les objectifs imposés par l'Etat en échange de l'aide financière accordée en pleine période de crise sont loin d'être atteints ! Lire l'article