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BCE : la fin de l'ère Trichet

Ce 31 octobre marquera le fin du mandat de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE. À l'heure du bilan, ses collaborateurs applaudissent majoritairement les actions entreprises par le futur ex-président. M. Trichet est revenu, lui, sur le mouvement des "indignés".

BCE : la fin de l'ère Trichet

Des décisions hors cadres, mais adaptées

À l'occasion du départ annoncé Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), Ipsos le principal syndicat de l'organisme a réalisé une enquête auprès de la moitié des salariés de la BCE. Le but : jauger de la confiance de ces collaborateurs et de leur ressenti vis à vis des actions entreprises par le président sortant.

Selon l'enquête,  75 % estiment ainsi que la communication de M.Trichet sur la politique adopté a été "claire et cohérente". Une action qui aurait même pour 70 % des sondés amélioré la réputation d'un organisme empêtré de plein pied dans la crise économique actuelle.

Au sujet des actions elles-mêmes, si une majorité (55 %) estime qu'elles sont hors cadre c'est à dire, qu'elles vont au delà des objectifs et missions initiales de la BCE, une grande partie des interrogées estime qu'elles sont été juste ou tout du moins adaptés au vu de la conjoncture européenne particulière.

D'une manière générale, l'action entreprise durant ces huit années de mandat aura donc eu un impact positif au sens de la majorité des salariés de la BCE.

Trichet d'accord en partie avec les indignés

S'il n'a pas souhaité revenir sur ce sondage, Jean-Claude Trichet a néanmoins réagi au mouvement des "indignés".

Le président de la BCE ne souffre pas que de compliments et fait l'objet de nombreuses critiques de par sa politique anti-crise adoptée, au sein de son propre camp tout d'abord ce qui a d'ailleurs valu la démission cette année de deux de ses anciens collaborateurs les allemands, Axel Weber et Jürgen Stark.

Dans les rues, M. Trichet est également dans le collimateur de plusieurs groupes de contestataires dont notamment le mouvement des indignés, réunis dans plusieurs grandes villes du monde ce samedi.

Pour le président sortant, "il y a évidemment un ensemble de leçons à tirer de la crise qui sont des leçons très dures : il n'est pas possible de laisser un système financier et par voie de conséquence un système économique au niveau mondial qui soit aussi fragile". Se disant ainsi compréhensif vis à vis de la colère des indignés et de leur craintes  et adhérant en parties aux idées et critiques avancées. "'J'interprète une partie du message qui nous vient de ce mouvement comme allant précisément dans ce sens " a t-il par ailleurs  ajouté au micro d'Europe1 ce dimanche.

À compter du 1er novembre, la présidence de la BCE incombera à l'italien Mario Draghi actuel gouverneur de la banque d'Italie et président du Conseil de stabilité financière ou Financial Stability Board (FSB).

Article publié le mardi 18 octobre 2011 à 16:10 - © Credixis 2017

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