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Banques : la recapitalisation validée

Si de nombreux sujets restent douloureux à abordés, le processus de restructuration des banques semble lui acquis par les pays européens. Réunis à Bruxelles, les 27 se sont ainsi mis d'accord sur une recapitalisation privée. Les banques françaises se disent prêtes.

Banques : la recapitalisation validée

Un accord européen pour que les banques se recapitalisent d'elles-mêmes

Sous l'égide de la Pologne, les 27  dirigeants des pays membre de l'Union européenne (UE) réunis ce mercredi  à Bruxelles se doivent de présenter une réponse forte et unie à la crise actuelle. L'un des points de réponses abordé depuis quelques temps et redéfini dimanche dernier par les ministres des finances européens ainsi été validé.

Dans les faits, les banques européennes  devront donc se recapitaliser c'est-à-dire renforcer leurs fond propres, d'elles-mêmes ou via des partenaires privés. Selon le texte préétabli, les banques devront donc présenter d'ici au 30 juin 2012 des fonds propres durs ("capital social et bénéfices mis en réserve" selon la définition du parisien) atteignant les 9 %.

En l'attente, elles seront "sujettes à certaines contraintes concernant la distribution de dividendes et le paiement de primes". Enfin l'accord précise que pour atteindre cet objectif, les établissements bancaires européens devront "faire appel en priorité à des sources de capital privées, y compris par des restructurations et la conversion de dette en capital".

Les banques françaises prêtes à s'investir

Interrogé en amont de ce sommet européen, Frédéric Oudéa le président de la fédération bancaire française (FBF) et PDG de la société générale, a indiqué  mardi sur Europe 1 que les banques françaises étaient prêtes à se renforcer. Une recapitalisation "sera complètement gérable grâce à nos résultats" a-t-il ainsi déclaré.

Revenant sur la manière, le patron de la FBF a nié tout renoncement aux dividendes et aux bonus, annonçant tout de même  que ces bonus seront "modérés et raisonnables ". "Si jamais il y avait besoin, ce dont je doute, on pourrait faire appel à nos actionnaires, et en tout cas nous ne demandons pas d'argent public" a-t-il également précisé.

Du point de vue de M. Oudéa : "d'une manière générale les banques ont à s'adapter à cette crise d'un environnement plus difficile et à une nouvelle réglementation, donc il y a un certain nombre d'activités qui devront s'ajuster".

Article publié le vendredi 28 octobre 2011 à 10:10 - © Credixis 2017

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