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Banque de France : un bénéfice net de 1,57 milliard d'euros en 2011

Dans son bilan 2011, la Banque de France affiche un résultat d'exploitation de 5,65 milliards d'euros en 2011. Une grande partie de ce résultat ayant servi à renforcer sa structure financière, le bénéfice net ne s'élève plus qu'à 1,57 milliard d'euros.

Banque de France : un bénéfice net de 1,57 milliard d'euros en 2011

Un résultat d'exploitation courant à son plus haut niveau historique

Avec un résultat d'exploitation courant chiffré à 5,65 milliards d'euros soit une hausse de plus de 25 % par rapport à 2010, la Banque de France (BdF) enregistre son plus gros revenu jamais réalisé.

L'organisme explique ces très bons résultats par deux facteurs :

  • une nette augmentation des placements à long terme, due notamment à "des opérations de politique monétaire exceptionnelles menées par l'Eurosystème en réponse à la crise financière" ;
  • un accroissement de la "ressource partagée entre les différentes banques centrales de la zone euro", aussi appelée circulation fiduciaire.

Selon la BdF, le premier facteur, via une "augmentation du rendement moyen", a permis d'atteindre un revenu net d'intérêt à "6,2 milliards d'euros en 2011 contre 4,9 milliards d'euros en 2010".

En hausse de 4,8 %, la circulation fiduciaire estimée à 846 milliards d'euros pour l'ensemble de l'Eurosystème a pour sa part "conduit à un supplément de placements rémunérés pour la Banque de 6,8 milliards d'euros en moyenne sur l'année".

Un bénéfice net en chute de 39 % en un an

Pour l'exercice 2011, la Banque de France présente également dans son rapport rendu public ce vendredi 13 avril, un bénéfice net de 1,57 milliard d'euros. En 2010, ce bénéfice était supérieur de 989 milliards d'euros (38 %).

Avec un résultat d'exploitation historique, la BdF a privilégié le renforcement de sa structure financière.

Dans son rapport, la Banque explique son choix par une conjoncture difficile : "En intervenant pour faire face à la crise, les banques centrales se sont exposées à un certain nombre de risques, à commencer par ceux qui sont liés à l'expansion de leur bilan".

"Même si elles ont fait preuve d'une extrême prudence dans l'évaluation des actifs qu'elles ont acquis ou pris en garantie, le renforcement de leur structure financière est plus que jamais nécessaire", ajoute-t-elle.

Dans les faits, le fonds pour risques généraux (FRG) a ainsi été doté de 2,065 milliards d'euros, tandis que 2,014 milliards d'euros ont été destinés au paiement de l'impôt sur les sociétés.

Concernant l'affectation des résultats nets, plus de la moitié (877 millions d'euros) va être versée à l'État.

Article publié le lundi 16 avril 2012 à 16:04 - © Credixis 2017

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